1) Borne supérieure et inférieure de A
A = {x ∈ ℝ | x² < 3} = {x ∈ ℝ | −√3 < x < √3} = ]−√3, √3[
sup(A) = √3 : √3 est majorant de A (x < √3 pour tout x ∈ A), et tout réel strictement inférieur à √3 n'est pas majorant (on peut trouver un x ∈ A plus grand).
inf(A) = −√3 : de même raisonnement par symétrie.
√3 ∉ A car (√3)² = 3 n'est pas strictement inférieur à 3. De même −√3 ∉ A.
Les bornes existent mais n'appartiennent pas à A : A est un intervalle ouvert.
2) Irrationalité de √2
Supposons par l'absurde que √2 ∈ ℚ.
Alors il existe p ∈ ℤ et q ∈ ℤ* tels que √2 = p/q avec pgcd(p, q) = 1 (fraction irréductible).
En élevant au carré : 2 = p²/q², donc p² = 2q².
Ainsi p² est pair, donc p est pair (si p était impair, p² serait impair).
Posons p = 2k. Alors (2k)² = 2q², soit 4k² = 2q², soit q² = 2k².
Donc q² est pair, donc q est pair.
On a montré que p et q sont tous les deux pairs, ce qui contredit pgcd(p, q) = 1.
Contradiction ⟹ √2 ∉ ℚ ∎
3) Rationnels et irrationnels dans ]√2, √3[
√2 ≈ 1,4142... et √3 ≈ 1,7320...
Un rationnel : 1,5 = 3/2 ∈ ℚ et 1,4142 < 1,5 < 1,7320, donc 3/2 ∈ ]√2, √3[ ✓
Un irrationnel : √2,5 = √(5/2) = √10/2. On a 2 < 2,5 < 3 donc √2 < √2,5 < √3 ✓ et √2,5 ∉ ℚ car 2,5 n'est pas un carré parfait de rationnel.